Cité eTc

24 janvier 2012

EXPOSITION WANDA SKONIEZCNY

 

BONNE ANNEE!

A VOIR ABSOLUMENT



EXPOSITION WANDA SKONIEZCNY A SAINT-RAPHAEL


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L’exposition est ouverte jusqu’au samedi 4 février 2012 salle Raphaël – Centre Culturel

LIN ÉTERNEL

           

EFFACER LA SEPARATION

 

 

-          En photographiant, j’ai toujours cherché à effacer la séparation d’avec mes modèles. Ne pouvant me réduire à la perte, je triture l’image en la faisant passer de supports en supports textiles, en la tissant ou en la déployant dans l’espace.

-          Aux longs temps de pose passés à photographier, s’additionne le temps de l’après. Un temps précieux où les modèles imprimés sur les tissus cherchent à reprendre corps, s’apprêtant à se présenter au public, tels quels, pour un nouveau face-à-face. Un temps où je suis dans l’image devenue peau, ventre… Organique.

-          À la recherche d’un lien en continu… ombilical.

-          À la recherche du temps perdu (Proust).

 

 CONSERVER

 

Grâce à cette recherche spécifique sur la matière textile lin,

je me confronte à la problématique du temps et de sa conservation.

-          Du saint suaire de Turin  présentant l’empreinte du Christ sur un drapé aux momies égyptiennes enveloppées de bandelettes de lin, en passant par les vanités, etc, je recherche la répétition de ces problématiques dans nos représentations contemporaines.

-           Je  soulève humblement la question « d’éternité ». Au travers de cette matière fragile et rugueuse parfois, de la frêle fleur bleue aux écheveaux qui serviront au tissage de lourds draps que les familles gardent toute leur vie comme un patrimoine –, le lin est révélateur d’antagonismes, de tensions entre éphémère et durabilité

-          En rencontrant les cultivateurs de lin normands, je retrouve ces ambivalences. Face à une culture qui était sur le point de disparaître. J’ai été touchée par leurs  capacités à s’unir pour que se transmette cette passion de père en fils. Se prêtant ici à la pose, ils m’ont spontanément confié des objets précieux liés à leurs activités, comprenant les filiations permises par la photographie.

 

 

SACRÉS

Avec cette recherche j’interroge la relation aux modèles. Est-il possible de conserver les relations ? L’acte créatif peut-il effacer la perte ?

Implacablement et malgré nos attachements, nous sommes spectateurs de notre perte. Malgré les liens que nous cherchons à consolider toute notre vie – de la naissance au mariage en passant par la communion –, nous sommes implacablement destinés à notre fin. Ce sont ces instants forts que je cherche à relier. Grâce à la photographie, aux précieuses dentelles de lin que j’ai pu découvrir, c’est tout naturellement que les canivets se sont imposés à moi. Non pour leur charge religieuse mais pour suivre et célébrer avec eux les grands instants de la vie.

 

 

CANIVETS

Ces images évidées, analogues aux effets de broderie, ces images découpées finement au canif, je les collectionne et les tisse avec la photographie.

Ce sont mes parents collectionneurs – et en particulier les travaux d’embossage de ma mère les reproduisant avec une infinie patience – qui ont motivé mon attirance pour ces précieuses cartes de dentelles aux effets de relief .

Avec elles, j’encadre nos liens solennels, tout en cherchant à les prolonger.

Je cherche à déborder l’image en tentant d’effacer les ruptures.

 

 

 

 

De la Normandie à la Bretagne, je poursuis ma quête d’arborescences entre les modèles, en espérant toucher les cœurs un peu plus loin.

 

 

 d’amour

florissant

bleus

roux

plient

puis filent

lassés

blanc passe au noir

et plus rien

graines II

pailles

fil(s)

se tissent

serrés

en fragiles dentelles

brodées

prolongées

chaînettes

éternellement

 

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13 octobre 2011

Vernissage de J.Hernandez à la Galerie 31.

 

Bonjour,

 Les associations Cépalakata et Cité eTc,

 vous invitent au vernissage de l'exposition de photographies de JEAN HERNANDEZ le:

 

Samedi 15 Octobre à 18h30

 Cette exposition est organisée dans le cadre du premier festival de la photographie à Fréjus,

 TRES EN VUES

 

Galerie 31

 31 rue Reynaude 

Fréjus
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« Auto-portrait et non-lieu » exposition de Jean Hernandez.

 

Exposition de Jean Hernandez du 8 octobre au 2011 Dans la galerie 31 rue Reynaude à Fréjus.

 

L’association Cépaslakata et l’association Cité eTc, ont, conjointement, souhaité initier un cycle d’expositions, pour ce faire elles ont choisi le plasticien Fabrice Violante comme commissaire d’exposition.

 

Pour cette exposition inaugurale Fabrice Violante a choisi d’inviter le plasticien Jean Hernandez.

 

Jean montre ici un travail sur l’autoportrait. En effet l’autoportrait est un sujet souvent visité dans l’histoire de l’art. Ce genre permet de toucher à l’intime, à l’introspection, et ce en utilisant les codes plastiques de chaque époque, de les triturer, les transgresser afin de se les approprier. Et puis le sujet est toujours là puisque c’est sa propre image qui sert de prétexte, que l’on explore.

 

Jean a choisi comme médium la photographie, mais il faut entendre ici « photographie plasticienne », car la photo n’est utilisé ni dans sa fonction documentaire, ni dans sa fonction représentative du réel, mais bien comme un moyen, un outil au même titre que la peinture, elle n’est pas une finalité en soi, mais bien un support permettant une interprétation.

 

Cela est évident dans les trois premiers autoportraits. Il y a d’abord ce dispositif d’assembler des photographies, comme un puzzle constituant un grand rectangle formant l’ébauche une silhouette. Celle-ci est simplifiée, comme pourraient le faire les enfants, à sa plus simple expression, à savoir un bonhomme composé de deux jambes, deux bras et une tête, et ce par l’enlèvement d’une photographie de chaque côté de ce puzzle, surmonté d’un cliché isolé sur lequel apparait un visage photographié, l’autoportrait, mais j’y reviendrai. A proprement parler ce corps semble caché par un vêtement à la fois rigide et flottant qui fait penser à un kimono, rendant le corps fantomatique. Par ailleurs, les motifs photographiés sont les carreaux d’une salle de bain ou d’une cuisine, rythmés par les joints mais aussi par une ombre mystérieuse. Après une observation plus attentive, nous comprenons que c’est l’ombre de la main et de l’appareil photographique de l’artiste en train de photographier ces carreaux. Ces motifs font à la fois penser à l’aspect décoratif et répétitif que l’on trouve chez Matisse, mais ils structurent l’espace comme pourrait le faire aussi des motifs architecturaux.

 

Le visage venant couronner cette silhouette, se retrouve traité de la même manière dans une autre série. Il apparait dans un miroir en forme d’ogive, accentuant l’aspect architectural de ces autoportraits. A y regarder de plus près cette figure est surmonté de petites gouttes rappelant la couronne du Christ ou l’auréole des saints, ce qui ne peut manquer de faire penser aux peintures religieuses qui hantent l’histoire de l’art. A y regarder d’encore plus près, nous comprenons que ce miroir en forme d’ogive qui reflète le visage de Jean en train de se photographier est un fer à repasser, le détournant ainsi de sa fonction première et le magnifiant, mais rappelant aussi que le fer contribue à donner la structure du kimono.

 

D’autres autoportraits, pris devant une glace de salle de bain, le sont dans des lieux entre deux vies. A savoir que ce sont des appartements en train d’être refait, on devine qu’ils ont eu une vie et vont en avoir une nouvelle. Les joints, les carreaux sont neufs laissant apparaître de temps à autres un petit motif désuet comme une coquille St Jacques avec laquelle joue Jean en train de se photographier. D’autres le font apparaître couché en perspective comme le christ de Mantegna, la figure parfois couverte de plâtre, rappelant que l’on se trouve dans un chantier, c’est-à-dire encore un « non lieux » puisque entre deux usages. Il y a donc bien là des autoportraits volés, arrachés à la fin d’une journée de travail, ou tout d’un coup un autre temps hors des contingences habituelles se fait jour et où Jean prend le temps de se regarder dans son essence même.

 

Sophie BERGERON  - 28 septembre 2011

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06 octobre 2011

Exposition de photographie

Bonjour,
Dans le cadre du premier festival de la photographie TRÈS EN VUE, La Galerie 31 de l' association CEPALAKATA vous propose une exposition de photographie de Jean Hernandez.
L'inauguration du festival se trouve à la Villa Aurélienne à Fréjus, Samedi 8 Octobre 2011 à partir de 18h30.
A Samedi,
F. Violante.

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Cliquer sur l'affiche pour agrandir.

Commissaire d'exposition:Fabrice Violante.

 

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17 septembre 2011

Finissage à la galerie 31

Bonjour,

Mardi 20 septembre 2011 à 17h00.

Cité eTc

vous invite au finissage de son exposition de peinture

à la galerie " Trente et u", 31 rue Reynaude à Fréjus.

Finissage avec le verre de l'amitié organisé par les associations Cépalakata et Cité eTc.

(La soirée devait se poursuivre au restaurant mais celui-ci est fermé).

 

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Peinture à l'huile sur trente cinq toiles.

Lensemble a été réalisé par les adhérents de Cité eTc.

A bientôt,

Fabrice Violante.

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03 septembre 2011

 

Bonjour à tous,

Super, c’est la rentrée !!!!

Cette petite missive pour vous rappeler que les cours redémarrent dès le mercredi 07 septembre

Petit rappel des horaires : mercredi soir de 18h00 à 21h00

    vendredi matin de 09h00 à 12h00

 

nous serons présents au « Carrefour des associations » qui se tiendra ce dimanche 04 septembre de 10h00 à 18h00 au stade de la Bouverie ; venez nous faire un petit coucou….

 

Notre saison dernière s’est achevée sur un belle exposition qui nous a valu des commentaires très flatteurs et cette saison démarrera avec de nouveaux projets que nous exposerons très prochainement

 

A bientôt

 

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Vue de la terrasse de l' atelier de peinture Cité eTc à Roquebrune sur Argens.

 

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27 juillet 2011

EXPOSITION DE PEINTURE A ROQUEBRUNE SUR ARGENS

Bonjour,

Cathy Luéra et le (membre active de l' association cité eTc) est heureuse de vous accueillir au vernissage de son exposition de Peinture le:

30 Juillet à 18h30

à la chapelle Saint-Michel- Place Perrin

83520 Roquebrune sur Argens. 

Exposition organisée par le Club ART'3

avec:

Cathy Luéra

Hervé Bleuchot

Christian Mauger

et leur invité d' honneur

Raymond Poulet.

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Le marché aux fleurs de

Raymond Poulet 

Venez nombreux,

Fabrice Violante, administrateur de Cité eTc

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06 juillet 2011

EXPOSITION CITE ETC A FREJUS

 

Bonjour,

L 'atelier d' art Cité eTc va exposer de manière pas tout à fait ordinaire pour boucler son année d' atelier.

L'éspace d'art "CEPALAKATA" a aimé notre travail, nos idées et a proposé de nous héberger dans sa galerie de Fréjus.

Vernissage le 13 Juillet 2011 à 18h30 avec auberge espagnole et bonus en soirée.

31 Rue Reynaude (centre ancien) Fréjus.

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 Cliquer sur l' affiche pour agrandir

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26 mai 2011

Peinture ancienne à vendre

Bonjour,

Bien entendu, Cité eTc n'est pas un e association de vente d'objet mais une fois n'est pas coutume...

Voici un tableau qui est mis en vente par un de nos adhérant.

Cette belle peinture est datée et signée par l'artiste.

Artiste: Armand Jamar, 1870 , 1946.

Le prix n'est pas communiqué ici mais c'est un tarif très acceptable.

Pour en savoir plus, contactez:

fabrice.violante@gmail.com

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09 mai 2011

EXPOSITION DE DESSINS

 

 

EXPOSITION: DESSINS ET CARNETS DE FABRICE VIOLANTE A LA GALERIE 1/52 A LA SEYNE SUR MER.

DU 21 MAI AU 2 JUILLET 2011.

VERNISSAGE LE SAMEDI 21 MAI A 18H30
http://fabriceviolante.com/
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18 avril 2011

EXPOSITION DE COLLAGE

 

A NE PAS MANQUER !

Exposition collages: 'The Art of Inferior Decoration', Marian Williams
17 au 30 Avril à Atelier Cepalakata, 31 Rue Reynaude à Fréjus.
Entrée libre de 10h00 à 20h00.
44 Oeuvres seront exposées. Toutes sont réalisées avec des illustrations originales des livres et magazines datant des années 30 jusqu'à aujourd'hui. 


Allez voir le site web de Marian Williams:    Le site

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16 mars 2011

INAUGURATION A FREJUS

 

Bonsoir,

Ce samedi 19 mars 2011 a lieu l' inauguration de " Cépalakata ! " un local atelier gallerie qui se trouve au:

31 de la rue Raynaude à Fréjus, près de la place Paul Vernet dans le coin des artistes.

Caroline Bric va vous recevoir tout ce jour de : 10h00 à 22h00.

Venez nombreux, Cépalakata !

 

 

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03 février 2011

CONFERENCE DEBAT AU CENTRE CULTUREL DE SAINT-RAPHAEL



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Dans la salle d' exposition K D V Kerboas Danghain Violante


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ENTREE LIBRE ET GRATUITE

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(Cliquer sur les images pour agrandir)

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27 octobre 2010

Confirmation d'atelier et cerveaux!


Bonjour,
Je vous confirme que l'atelier ciTé eTc du mercredi 27 octobre 2010 est bien ouvert à la salle habituelle.


Voici de quoi déterminer si vous fonctionnez plutôt "cerveau droit ou cerveau gauche", regardez cette jeune femme et voyez de quel côté elle tourne. Si vous la voyez tourner dans le sans des aiguilles d'une montre, c'est que vous la regardez avec le cerveau droit, si elle tourne dans l'autre sens, c'est le cerveau gauche!


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Pour rappel :

 

Le cerveau gauche est logique et rationnel.
Il est le siège préférentiel du langage,
qui s’y trouve exclusivement dans la plupart des cas.

 

Le cerveau droit est émotionnel, intuitif et créatif.
Il est le siège préférentiel du traitement de l’image
et de la communication non verbale.

 

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A bientôt!

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16 octobre 2010

CONFERENCE





Conférence


" Vous avez dit misère ou pauvreté ? "

Date : 30/10/2010

Heure : 18h00

Ville : Saint-Raphaël

Lieu : Salle Mistral, 3ème étage du Centre culturel


Le Cercle Condorcet du Var propose cette conférence qui sera suivie d'un débat.

Cette conférence est tenue par Monsieur José Gomez, Chef d'Unité d'Enseignement et diplômé en Sciences de l'Education Sociale et Humaine sur le thème : " Vous avez dit misère ou pauvreté ? ".

Cette soirée sera illustrée par l'exposition d'une œuvre collective de L'ASSOCIATION “CITÉ ETC…“

Entrée libre et gratuite

Venez nombreux !

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15 octobre 2010

ARTE POVERA


L'Arte Povera ou la guérilla   comme stratégie de l'art.


 

Les acteurs de Arte Povera, refusant de se prêter au jeu   de l’assignation d’une identité, c’est-à-dire de se laisser enfermer   dans une définition, rejettent la qualification de mouvement, pour lui préférer   celle d’attitude. Etre un artiste Arte Povera, c’est adopter   un comportement qui consiste à défier l’industrie culturelle et plus largement   la société de consommation, selon une stratégie pensée sur le modèle de la guérilla.   Dans ce sens, Arte Povera est une attitude socialement engagée sur le   mode révolutionnaire. Ce refus de l’identification et cette position politique   se manifestent par une activité artistique qui privilégie elle aussi le processus,   autrement dit le geste créateur au détriment de l’objet fini. En somme,   en condamnant aussi bien l’identité que l’objet, Arte Povera   prétend résister à toute tentative d’appropriation. C’est un art qui   se veut foncièrement nomade, proprement insaisissable.

 

Néanmoins on peut tenter de dénombrer les artistes italiens qui   ont participé à cette expérience, essentiellement entre 1966 et 1969 :

 

Giovanni Anselmo, Alighiero e Boetti, Pier Paolo   Calzolari, Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Mario Merz,   Marisa Merz, Giulio Paolini, Pino Pascali, Giuseppe   Penone, Michelangelo Pistoletto et Gilberto Zorio ; sans   oublier le critique d’art qui a formulé et diffusé la ligne théorique d’Arte   Povera, Germano Celant.

 

L'expression "Arte Povera" est utilisée pour la   première fois en septembre 1967 par Germano Celant pour intituler une   exposition présentée à Gênes. Elle emprunte le prédicat "pauvre"   à une pratique théâtrale expérimentale, mais selon quelle signification ? On   a tantôt suggéré qu’il s’agissait d’utiliser des matériaux pauvres,   comme des objets de rebus ou des éléments naturels. Mais de nombreuses œuvres   réfutent cette interprétation en intégrant des matières plus sophistiquées comme   le néon. La référence fréquente à la nature est plutôt à considérer comme un   exemple de point d’appui anhistorique à partir duquel il devient possible   de critiquer le présent. Dans ce sens, les artistes de l’Arte Povera   participent pleinement à la réflexion sur la dialectique entre la nature   et la culture.

 

Mais qu’est-ce alors que cette pauvreté que doit viser l’art ?   En reprenant l’analogie établie par Germano Celant entre l’art   et la guérilla, on peut émettre l’hypothèse que la pauvreté est à l’art   ce que l’artillerie légère est au guérillero : l’artiste doit   idéalement renoncer au besoin d’un équipement lourd qui le rend dépendant   de l’économie et des institutions culturelles. La pauvreté de l’art   est une notion négative qui pose une interdiction de moyens quant à la réalisation   des œuvres, mais qui requiert une richesse théorique afin de se guider.

 

Ainsi, Arte Povera participe pleinement de l’utopie   contestataire de la fin des années 60 et revendique à sa manière une tendance   de l’art contemporain italien face à la suprématie du marché de l’art   américain.

Les artistes et leurs œuvres . 

La plupart de ces textes sont extraits ou rédigés à partir   des ouvrages La Collection, Musée national d’art moderne, Ed. du   Centre Pompidou, Paris, 1987, et La Collection, Acquisitions, 1986-1996, Ed. du Centre Pompidou, Paris, 1996.

 

Giovanni Anselmo .
  Borgofranco d'Ivera, Italie, 1934
 

    Giovanni Anselmo, Senzo titolo (Struttura   che mangia), 1968
  (Structure qui mange)
  Granit, fils de cuivre et laitue fraîche
70 x 23 x 37 cm

 

Composée de deux blocs de granit polis et d’une laitue fraîche,   cette œuvre repose sur l'opposition des matériaux qui sont ici assemblés   et maintenus en équilibre. Le contraste entre l’élément minéral, en l’occurrence   du granit souvent utilisé dans l’art funéraire, et la laitue fraîche, signe   de vitalité, souligne l’effet de l’altération du temps et la fragilité   du monde vivant. En effet, il faudra changer fréquemment l'élément végétal pour   maintenir l’équilibre précaire de cette sculpture. Pourtant, en dépit   de son caractère éphémère, c’est lui qui préserve l’unité de la structure   grâce à son potentiel énergétique. La cohérence du tout dépend du volume qu'il   occupe. L’œuvre prend également une dimension humoristique en apparaissant   comme une grande bouche vorace qui engloutit sa ration quotidienne.

 

  Biographie

 

Giovanni Anselmo est très discret quant à son parcours précédant son entrée         sur la scène artistique. Depuis 1966, il réalise des sculptures à partir de matériaux         naturels comme la pierre, le bois, le fer, ou de matières végétales. Anselmo repositionne         les matières pour tenter de leur redonner leurs qualités originelles : tension, énergie, éternité, basées sur les lois de la physique comme la pesanteur,         la gravité et sur leurs transformations possibles (granit et         laitue, rails de chemin de fer et éponge végétale par exemple). Le granit, symbole         de dureté, lui permet de signifier des notions comme l’éternité ou la masse,         qu’il met en scène pour figurer la loi physique de la pesanteur et par extension         toutes les lois primordiales de la nature. Ainsi dans Direzione (Direction), 1967-1968, Mnam, bloc triangulaire orienté vers le nord, axe         de référence, il insère une boussole dont la direction de l'aiguille souligne         la symétrie du triangle. Cette œuvre fait surgir dans l’espace culturel         du Musée une dimension originelle, celle de la présence de l’axe tellurique       qui renvoie à l’éternité.

 

Dans les années 70, Anselmo remplace la matière par le mot, ce qui le rapproche,         du point de vue des moyens, de l'Art conceptuel (1). Toutefois,         son propos est différent puisqu’il ne s’interroge pas sur le rapport         du signe linguistique à son référent. Anselmo entend plutôt manifester une tension         entre le virtuel et le réel, comme par exemple dans Infinito, 1971, où     l’artiste "projette le mot infinito sur une paroi         sur laquelle il ne peut être lu ; pour lire l’écrit infinito,       il faut "aller" jusqu’au point situé à l’infini".

 

(1) L'Art conceptuel.         Voir le dossier pédagogique sur les collections du Mnam .  

 

   

 

Jannis Kounellis .
 
Le Pirée, Grèce, 1936

  Kounellis-M.jpg (2595 octets) Jannis Kounellis,   Senza titolo, 1969
  (Sans titre)
  Plaque d'acier et cheveux
100,5 x 70,5 x 5 cm

Kounellis refuse généralement tout titre à ses œuvres, parce qu’il entend   revenir, en deçà des mots et des symboles culturels, à l’immédiateté des   sensations. L’image de cette plaque de métal d’où surgit une tresse   de cheveux offre à la fois une dimension théâtrale et une invitation au toucher.
  En assemblant ces matériaux opposés par leur texture (le froid, le chaud), l’artiste   reconstitue une unité par la teinte, comme si ces éléments avaient été liés au-delà   de leur stade iconographique. Si la rencontre fortuite entre ces deux objets évoque   l’univers de De Chirico, elle ne peut être considérée comme une nostalgie   du passé. Kounellis propose un champ de perception, autre que celui du regard cultivé.

 

    Biographie

 

Lié à l’Arte Povera, Kounellis a bâti une œuvre où se mêlent     peinture et sculpture, architecture et musique, théâtre et danse. De 1958 à 1965,     il peint des lettres, des flèches et des numéros, sur des supports de bois ou     de papier journal. Après une interruption de deux ans, il reprend en 1967 son     travail artistique, et expose à la galerie de l’Attico à Rome, avec les artistes   de l’Arte Povera.

 

Depuis, l'ensemble de ses travaux s'attache à l’invention d’un langage     qui fait dialoguer la nature et la culture : un cactus, du charbon, un perroquet,     de la laine, du bois ou du café où se mêle le feu, "matériau" volatile     et incontrôlable... autant d’éléments qu’il met en scène pour composer     ce qu’il affirme être des "figures vitales". Il cherche en réalité à élargir "le royaume des sens" (Germano Celant), à donner à voir l’existence     précaire des choses, des éléments et leur signification. L'artiste a recours à des matériaux originels et chaque élément est rendu à sa singularité propre.

 

Dans les années 70, Kounellis intègre la dimension théâtrale et musicale à son œuvre. Il réalise plusieurs décors d'opéras. Il fait également référence         aux cultures méditerranéennes anciennes en proposant une relecture du sacré et         du mystère. Indifférent à la chronologie de son œuvre, l’artiste reprend         aujourd'hui certains motifs et certaines figures de son travail passé, dans des         installations qui conjuguent l’hermétisme au sensible pour élaborer une véritable       poétique.

 

Mario Merz
   
Milan, 1925 - Turin, 2003

  Kounellis-M.jpg (2595 octets)Mario Merz, Igloo de Giap,   1968 
  Armature de fer, sacs de plastique remplis de terre, tubes de néon, batteries, accumulateurs
  120 x 200 cm (diamètre)

Cet igloo, qui fait partie d’une série réalisée par l’artiste entre   1968 et 1969, est constitué d’une structure métallique en forme de demi-sphère,   sur laquelle sont fixés des treillages de métal ligaturés par des fils d’acier. L’armature est recouverte de petits sacs de plastique remplis de terre glaise.

Pour Mario Merz, l’igloo incarne la forme organique par excellence. Il est à la fois "le monde" et "la petite maison". Il est l’image     de la survivance, à la fois une édification nomade et un abri. Ici, il est utilisé   par l’artiste comme support d’une revendication tant politique qu’artistique.

Sur l’ensemble de cet igloo, en lettres capitales de néon, court la sentence   du général Giap en italien : "Se il nemico si concentra perde   terreno, se si disperde perde forza" (Si l’ennemi se concentre il perd   du terrain, et si l'ennemi se disperse, il perd sa force). L’inscription   de cette formule s’appuie sur la forme symbolique de la spirale, figure dynamique   qui résout le dilemme entre la force et l’expansion exprimé par le général   vietnamien. Mais la spirale se construit aussi grâce à la suite logarithmique   de Fibonacci, où chaque nombre est la somme des deux précédents et où le   rapport de deux termes consécutifs tend vers le nombre d'or. Elle rappelle ainsi   l’harmonie recherchée par les artistes de la Renaissance italienne, en même   temps qu’un rapport de proportion inscrit dans la nature. Par cette figure   géométrique qu’est la spirale, l’art, la vie et la stratégie de résistance   du général Giap sont posés en adéquation. Cette œuvre, contemporaine   de la guerre du Vietnam, est marquée par l’idéologie contestataire des années 60.

 

  Biographie

 

A la fin de la guerre, Mario Merz commence des études de médecine à Turin avant     de devenir peintre dans les années 50 : il est alors proche de l’informel.     Il élabore un vocabulaire peuplé d’images abstraites et de signes inspirés     directement de la nature. De cette période, l’artiste a détruit un grand   nombre d’œuvres.

 

Au début des années 60, il incorpore à ses travaux des substances organiques et     découvre les premiers éléments d’une thématique dont il ne se départira plus,     notamment la figure de la spirale, symbole du temps et de l’expansion   de l’espace.

 

En 1967, il participe, galerie La Bretesca de Gênes, à la première exposition     de l’Arte Povera, Arte Povera – Im Spazio, organisée     par le critique Germano Celant, rencontré un an plus tôt. Le travail de     l’artiste à cette époque consiste à confronter des objets naturels et symboliques à des structures correspondant à des modèles mathématiques, œuvres dont l’igloo   devient la forme emblématique (Igloo de Giap, 1968).

 

En 1969, il expose, à la galerie l’Attico de Rome, une installation intitulée Che Fare ? (Que faire ?), composée d’une Simca 1 000 traversée     d’un tube de néon, de branchages où sont posés des paquets de vitres empilées,   et d’un igloo translucide.

 

Dans les années 80, il renoue avec la peinture et concentre sa réflexion sur le     thème de l’animal, que ce soit le lion, la chouette ou le crocodile. Notamment     dans son Hommage à Arcimboldo, 1987, Mnam, il présente un crocodile naturalisé     confronté à la suite mathématique de Fibonacci. C’est l’occasion     pour l’artiste de donner à voir les deux grandes conceptions occidentales     de la nature : le spectacle, que l’on peut contempler dans les musées     d’histoire naturelle et, selon la formule de Galilée, le "vaste   livre … écrit en langage mathématique".

 

  Visiter un site sur Galilée  

 

 

 

Pino Pascali
    Bari, 1935 - Rome, 1968

     Pino Pascali, Le penne di Esopo, 1968   
    (Les plumes d’Esope)
    Armature en bois, laine d'acier tressée, plumes
    Profondeur : 35 cm, diamètre : 150 cm
Achat 1991
AM 1991-98

Cette œuvre appartient à une vaste série intitulée Ricostruzione della   natura (Reconstruction de la nature), 1967-1968, restée inachevée par la   mort de l'artiste. Faisant écho à la démarche des Futuristes italiens,   en particulier au manifeste de la Reconstruction futuriste de l’univers de 1915, cet ensemble est à la fois un programme d’imitation parodique   de la nature et une tentative de reconstruction des gestes élémentaires de l’homme   dans sa lutte pour la survie. A côté des Penne di Esopo (les plumes d’Esope),   Pascali a réalisé les fameux Bachi da setola, vers à soie à l’échelle   démesurée faits de brosses ménagères, ou encore L’arco di Ulisse (l’arc d’Ulysse) et La tela di Penelope (la toile de Pénélope), lesquels comme Le penne di Esopo, font appel à la mythologie gréco-romaine et plaident pour un retour à des valeurs originelles.

  Le penne di Esopo fut exposé pour la première à la Biennale de Venise de 1968. Sous une esquisse de l’œuvre, Pascali avait écrit :   "Hommage à un poète antique". A travers les symboles de la cible et   des flèches, il s’agit par conséquent de souligner le pouvoir du poète   pour qui les mots sont des armes. En ce sens, Le penne di Esopo n'est pas sans rappeler les premières productions de Pascali, les Armi (Armes). Cependant, à la différence de cette série qui présente des canons,   grenades et mitrailleuses comme des jouets de mort, à la fois sophistiqués et   puérils, les flèches évoquées ici suggèrent d’authentiques armes ayant la force de la simplicité.

 

Biographie

 

Après des études de scénographie et la réalisation de décors, Pino Pascali débute     véritablement une carrière artistique en 1964 qui s’achève seulement quatre   ans plus tard avec sa mort des suites d’un accident de moto.

 

Son travail s’est élaboré par cycles, développant chaque fois de     nouvelles propositions où, entre fiction et réalité, se jouent faux-semblants   et justesse du simulacre.

 

Les Quadri-Ogetti (Tableaux-Objets) de 1964, structures de bois     recouvertes de toile tendue peinte à l’émail, déclinent des détails de     l’anatomie féminine. Les Armi (Armes) de 1965, assemblages     d’objets disparates recouverts d’une couche de peinture verte, sont     des leurres pour jouer à la guerre qui deviennent, selon le critique Maurizio     Calvesi, un "meeting pacifiste, un spectacle de récitation, une séance   de jeu, une mauvaise aventure de la fantaisie".

 

Les Finte Sculture (Fausses Sculptures) de 1966 s’attachent   à inventorier "les animaux naturels" et la "nature vierge",       leurs formes tronquées, qui, sous prétexte d'évoquer la "décapitation du       rhinocéros" ou "de la girafe", parleraient plutôt de celle de       la sculpture. Enfin, les Elementi et la Ricostruzione della natura (1967-1968) s’interrogent sur le dialogue entre la nature et la culture,     par exemple en revisitant avec humour les mythes de Tarzan et d’Ulysse.

 

   

 

Giuseppe Penone
Garessio Ponte, Cuneo, Italie, 1947

    Penone-M.jpg (3383 octets)  Giuseppe       Penone, Soffio 6, 1978
    (Souffle)
    Terre cuite
    158 x 75 x 79 cm

Le Souffle témoigne de la volonté du sculpteur d’inscrire son geste   au plus proche de la permanence des mythes. Réalisée en terre cuite et constituée   de trois sections superposées, cette jarre est à la mesure du corps dont l’empreinte   y est pétrifiée. L’artiste fige dans le matériau la fluidité fondamentale   du temps. "Dans ce moment de prise de possession de la réalité, comment vivre le processus si ce n’est de l’intérieur ?", écrit Germano Celant.

Penone, attaché à vouloir renouveler son expérience, a réalisé six grands vases   semblables, faisant clairement apparaître une figure pétrifiée dotée d’un   cou et d’une bouche s’ouvrant sur une véritable trachée. Preuve, s’il   en faut, qu’il s’agit d’abord de signifier la relation physique   du sculpteur à l’œuvre. Mais plus largement c'est aussi de la relation   empathique de l'homme à la nature en général dont parlent ces œuvres. Le Souffle indique ainsi l'idée d'énergie impalpable, de signe de vie, de   survivance matérialisée par cette terre cuite, sorte de matrice de l'origine de la création.

 

  Biographie

 

Giuseppe Penone vit et travaille entre la France et l'Italie. Aussi est-il, à l’instar d’autres protagonistes de l’Arte Povera, l’une     des figures de l’art italien des années 60 dont l’œuvre se confond   intimement avec la situation spécifique du nord de la Péninsule.

 

Mais, à la pratique essentiellement ancrée dans le milieu urbain de différents     artistes qui lui sont proches, Penone veut opposer une œuvre soumise à – et complice de – la nature. Si ses premières pièces et expériences,     directement liées et conçues dans et avec la Nature, témoignent d’une     attention extrême aux "énergies à l’œuvre" (croissance,   équilibre, érosion, souffle), les réalisations qui suivent, où son corps devient     partie intégrante et outil d’introspection de l’objet visuel, prennent     une autre signification (Se retourner les yeux, 1970, Pression,     1974-1977, Patates, 1977). Il s’essaie ainsi à retrouver dans une     pratique purement sculpturale les processus imperceptibles et néanmoins vivants     de chaque modification (Souffle de feuille, 1982), attentif à l’état   transitoire des choses et à la préhension que son corps peut en avoir.

 

Alors que les éléments constitutifs de ses premières œuvres rejoignaient     le matériau caractéristique des pratiques "pauvres" ou "conceptuelles"     (matériel de projection, photographies, etc.), Penone a, au milieu des années     70, retrouvé par le bronze et les techniques les plus classiques ce qui, en     somme, est le sujet de son œuvre entière : révéler la nature dans la culture   et la culture dans la nature.

 

 

 

Michelangelo Pistoletto
 
Biella, Italie, 1933

     Michelangelo   Pistoletto, Metrocubo d’infinito,   1966 
  (Mètre cube d'infini)
  6 miroirs, cordes
120 x 120 x 120 cm
Achat, 1990
AM 1990-158

Le Metrocubo d’infinito (Mètre-cube d’infini) fait partie de   la série des Oggetti in meno (Objets en moins) qui, comme l’explique   Pistoletto lui-même, sont des objets "soustraits à sa propre unité",   autrement dit, des objets qui n’expriment pas sa propre personnalité puisque   ce sont des parodies des tendances artistiques contemporaines. Ainsi, le Metrocubo d’infinito emprunte la rigueur de l’Art minimal.

Cependant, au delà de la citation, Pistoletto poursuit avec cette œuvre   sa quête sur les effets du miroir. Ce matériau, utilisé depuis les Quadri-Specchianti (Tableaux-miroirs), pour introduire le mouvement dans la peinture, bénéficie   dans ce dispositif d’une démarche de "libération". En effet,   les miroirs placés ici à l'intérieur de la sculpture sont "si étroitement   proches" qu’on ne peut rien voir. Les six miroirs ne reflètent qu’eux-mêmes,   mutuellement et à l’infini. Comme le souligne l’artiste, "en   mettant le nez dedans, la dimension de ce qui se produirait à l’intérieur se serait altérée et le travail aurait changé".

 

  Biographie

 

Après les Tableaux-miroirs (exposés à partir de 1962), Pistoletto développe,     dès le milieu des années 60, la série des Oggetti in meno (Objets en moins).

 

En 1967, lorsque Germano Celant s’attache à définir le concept d’Arte     Povera, Pistoletto en incarne déjà certains principes, comme l’usage     de matériaux non nobles. Pourtant, son œuvre reste singulière au sein du     groupe. Marqué par les expériences du Living Theatre, il créé sa propre     compagnie, le Zoo, active jusqu’en 1969, dans laquelle l’implication     du public trouve, par rapport aux miroirs, une "orchestration" concrète,   hors du champ des arts réputés "plastiques".

 

Pour Pistoletto, l'utilisation des miroirs prend paradoxalement naissance dans     un amour de la sculpture, détourné au profit d’une réflexion sur la peinture     pour, en définitive, renouer avec la tridimensionnalité, en autant d’étapes,     depuis les Tableaux-miroirs jusqu’aux sculptures en polyuréthane et en   marbre des années 80.

   

 

Gilberto Zorio
   
Andorno Micca, Italie, 1944

    Penone-M.jpg (3383 octets) Gilberto   Zorio, Per purificare le parole, 1969  
  (Pour purifier les paroles)
  Tuyau de pompier (caoutchouc dur gainé de grosse toile), embouchure en zinc ;   tubes en fer
  Hauteur : 170 cm, diamètre : 300 cm

Cette œuvre, une des premières pièces de la série Per purificare le   parole commencée en 1969, se présente comme un alambic élémentaire   propre à un rite initiatique. Il symbolise l'acte mental de purification   des paroles que l'on sépare de leurs scories, grâce à un processus de transformation matérialisé par le circuit du tuyau.

Les installations ultérieures de cette série, plus élaborées, comportent des   objets fragiles (creusets, urnes en céramique, vasques de peau) en équilibre   précaire à l’intersection de perches courbes, ou disposés selon une forme récurrente en étoile.

Ces pièces proposent à celui qui se prête à l'expérience de voir ses paroles devenir esprit.

 

  Biographie

 

Depuis sa première exposition à la galerie Sperone de Turin en 1967, l’œuvre     de Gilberto Zorio est liée à l’histoire de l’Arte Povera.
    Les premières productions sont des objets étranges, résultats d’actions       achevées ou en cours, mettant en jeu des forces physiques et des réactions chimiques       simples : Colonne, 1967, tube d’éternit en équilibre sur des       chambres à air ; Rose/Bleu/Rose, 1967, cylindre d’éternit coupé     dans sa longueur et rempli d’un mélange de plâtre et de cobalt qui change       de couleur au gré des variations de l’humidité de l’air ; Piombi,       1968, constitué de deux plaques-récipients de plomb contenant respectivement       de l’acide sulfurique et de l’acide chlorhydrique qui attaquent, plus       ou moins lentement, et en prenant des couleurs différentes, une barre de cuivre     recourbée dont les extrémités baignent dans les acides.

 

Viennent ensuite des pièces impliquant l’action et la réaction du corps     de l’artiste comme Odio (colère en italien), mot inscrit à la hache     dans un mur. Le rôle des mots et de la parole est ici capital dans une œuvre   traversée, "informée" par la langue.

 

En 1969, Zorio participe à la célèbre exposition Quand les attitudes deviennent     forme, organisée par Harald Szeemann à Berne. A cette occasion, il     réalise Torcia, pièce radicale où des torches enflammées, suspendues     au-dessus du sol, tombent en provoquant l’effondrement et la destruction   de l’œuvre.
  En 1969, il expose également à Paris pour la première fois, et à New York pour     la manifestation Nine at Castelli où, avec Anselmo, ils     sont les seuls artistes européens confrontés aux artistes du Process Art,   de l’Antiform et du Post-minimal.

 

 

Textes de référence

Germano Celant, "Notes pour une guérilla", Flash Art, Milan, novembre-décembre 1967 (extrait).
Reproduit dans Identité italienne, l’art en Italie depuis 1959,   sous la direction de Germano Celant, Ed. du Centre Pompidou, Paris, 1981, pp.   218-221.

Le choix d’une expression libre engendre un art pauvre, lié à la   contingence, à l’événement, au présent, à la conception anthropologique,   à l’homme "réel" (Marx). C’est là un espoir, un désir réalisé   de rejeter tout discours univoque et cohérent (…) car l’univocité   appartient à l’individu et non pas à "son" image et à ses produits.   Il s’agit d’une nouvelle attitude qui pousse l’artiste à se déplacer,   à se dérober sans cesse au rôle conventionnel, aux clichés que la société lui   attribue pour reprendre possession d’une "réalité" qui est le   véritable royaume de son être. Après avoir été exploité, l’artiste devient   un guérillero : il veut choisir le lieu du combat et pouvoir se déplacer   pour surprendre et frapper.

 

Giuseppe Penone, textes extraits de Respirer l’ombre,     Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris 2000.

La nature, le paysage européen qui nous entoure est artifice,   il est fait par l’homme, c’est un paysage culturel. L’action   de l’homme a modifié la nature préexistante, en en créant une nouvelle,   produit de son action, de son art. La valeur culturelle la plus immédiate d’une   œuvre humaine tient souvent à ce qu’on la reconnaît. On a tendance   à séparer l’action de l’homme de la nature comme si l’homme n’en   faisait pas partie. J’ai voulu fossiliser l’un des gestes qui a produit   la culture. 1977 (p.91).

Une œuvre d’art se fonde sur les sens et sur la logique qui   en dérive. C’est un langage fondé sur ce que nous percevons et qui, d’après   la science actuelle, est très différente de la réalité. La réalité atomique   des choses, d’un objet, d’un tableau, d’une sculpture, d’une   feuille de papier, est un espace où évoluent des systèmes d’atomes qui   ont peu de choses en commun avec l’apparence de ce que nous touchons. La   réalité est invisible et intangible. C’est une grande libération ;   la certitude que ce que nous croyons voir, n’est pas la réalité des sens   mais la réalité définie par la science grâce à un langage mathématique et scientifique   qui est certes engendré par les sens mais tend à en nier l’exactitude et   la capacité de compréhension et d’analyse. C’est un contresens fantastique.   C’est le principe qui détermine la stupeur entre un paysage réel et le   même paysage peint. 1983 (p.131).

 

Michelangelo Pistoletto, extrait de "Le Ultime Parole Famose",     Turin, 1967, Traduction française dans Arte Povera, Art Editions     Villeurbanne, 1989, pp. 231-234.

[…] Ma marche actuelle est ainsi latérale.
  Chaque production est pour moi libération, ce n’est pas une construction   qui veut me représenter. Je ne me contemple pas non plus sur mes travaux et   nul ne peut se réfléchir sur moi, à partir de mes productions. Chaque œuvre   réalisée est destinée à poursuivre seule sa route, elle ne m’entraîne pas   à sa suite dès lors que je m’active déjà sur un autre terrain. Le problème   posé par l’actualité immédiate n’a plus de sens dans les formes choisies.   Pas question de changer les formes tout en laissant le système intact, il faut   plutôt emmener intactes les formes, hors du système. Pour être à même de le   faire, il faut être absolument libre. Considérer l’actualité des formes   revient à ne pas être libre de considérer les formes du passé. Comme nul ne   possède les formes de l’avenir, à l’intérieur du système, la liberté   consiste à pouvoir faire qu’une seule chose.

Pour moi, il est des formes plus ou poins actuelles ; toutes les formes   sont à notre disposition, tous les matériaux, toutes les idées et tous les moyens   de les exprimer. Le chemin où l’on marche en biais sur le côté mène hors   du système, qui lui, va tout droit. Devant nous, plus aucune ligne d’arrivée,   où arriver premier serait méritant, où arriver dernier ferait courir un blâme.   Toute course effrénée vers un point abstrait engendre un système de conflit   entre individus et masses. Avec l’avancée sur le côté, la course   entre individus se fait sur des lignes parallèles. C’est que chaque individu   avance à sa façon, sans se projeter hors de lui, ni sur des points abstraits,   ni sur les autres. Sur cette voie, il n’y a pas de meilleurs ni de pires :   chacun est ce qu’il est, chacun fait ce qu’il fait. Ici nul n’a   besoin de feindre pour paraître le meilleur, et il devient très facile de communiquer   dans un langage non structuré, parce que chacun fait facilement comprendre qui   il est et comme il est. Finalement, pour comprendre et communiquer, les mécanismes   de la perception peuvent fonctionner à plein.

Textes de référence
Germano Celant, "Notes pour une guérilla",   novembre-décembre 1967
  Giuseppe Penone, textes extraits de Respirer l’ombre,   2000
  Michelangelo Pistoletto, extrait de Le Ultime   Parole Famose, 1967

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09 octobre 2010

les horaires d'atelier du samedi

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Bonjour,
Vous savez que cette année il y a certains ateliers du vendredi qui ne pourrons être assuré et seront
donc remplacés par des samedi. Voici les dates.

SAMEDI 9 OCTOBRE DE 13H00 A 16H00

SAMEDI 6 NOVEMBRE DE 9H00 A 12H00

SAMEDI 27 NOVEMBRE DE 9H00 A 12H00

SAMEDI 18 DECEMBRE DE 9H00A 12H00

SAMEDI 22 JANVIER DE 9H00 A 12H00

SAMEDI 12 FEVRIER DE 13H00 A 16H00

SAMEDI 19 MARS DE 9H00 A 12H00

SAMEDI 9 AVRIL DE 13H00 A 16H00

SAMEDI 14 MAI DE 13H00 A 16H00

SAMEDI 4 JUIN DE 9H00 A 12H00

SAMEDI 25 JUIN DE 9H00 A 12H00

A bientôt,
Fabrice.

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06 octobre 2010

horaire d'atelier

Bonjour,
Je vous confirme que l'atelier du vendredi 8 octobre est reporté le samedi 9 octobre de 13h00 à 16 h00
A bientôt,
Fabrice.


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31 août 2010

La rentrée avec cité eTc

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Bonjour !

 

Nous voici arrivés au terme des vacances scolaires, en septembre, tout reprend, cité etc. aussi.

 

Cette année on peut dire que nous avons du pain sur la planche puisqu’il y a pas mal de choses engagées au programme de cette année comme : des stages, préparer une exposition d’artistes venant d’ Essaouira (Maroc)et nous y participons aussi! , une autre préparation d’exposition qui accompagne une conférence sur la misère et la pauvreté, l’ atelier cité etc. qui reprend ses (ou son) cours…

 

A ce propos, je vous informe que l’atelier cité etc. reprend ses cours à partir du mercredi 8 septembre 2010 de 18h00 à 21h00 ainsi que le vendredi 10 septembre 2010 de 9h00 à 12h00.

 

Aussi, sachez que le carrefour des associations de Roquebrune va se présenter cette année au quartier de la bouverie, au complexe sportif Jacques Calandri le dimanche 5 septembre de 10h00 à 18h00. Cité etc. y sera et nous serons très heureux de vous accueillir .

 

Cité etc.

 

Association pour l’art dans la cité.


 

A bientôt,

 

Fabrice Violante, administrateur de cité etc.

Pour plus d'info, contacter Fabrice au 06 09 17 73 43.

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07 juin 2010

LES NUITS AURELIENNES

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Bonjour à toutes et tous, 
 
Vous êtes nombreux à attendre avec impatience de découvrir 
la programmation estival du Festival de Théâtre 
 
LES NUITS AURÉLIENNES. 
 
Plus que quelques jours encore à attendre....
 
Françoise Cauwel, Directrice artistique du Festival, 
Anthony Casabella de la Compagnie Entrr’Act
vous présenteront les surprises de l’édition 2010 lors du 
 
 GALA D’OUVERTURE
 
MARDI 8 JUIN 2010 - 18h00 
THEÂTRE ROMAIN PHILIPPE LÉOTARD
 
 
  Entrée libre 
RENSEIGNEMENTS : 04 94 51 83 83
Office de Tourisme de Fréjus 
  Le Florus 2, 249, rue Jean Jaurès – 83600 FRÉJUS
 
Nous vous attendons nombreux!

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20 avril 2010

reprise de l'atelier

Bonjour,


L'atelier Cité eTc reprend le----- Mercredi 21 avril à 18h00
                                     -----Vendredi 23 avril à 9h00 du matin.

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Giotto dans le film "Décaméron" de Pier-Paolo Pasolini.

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